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Les Avocats de Benno Siggil invitent à faire plus confiance à la justice en toute circonstance. La décision de la Cour suprême donnant la Coalition Benno Siggil Senegaal (opposition) victorieuse des locales du 22 mars dernier dans la communauté rurale de Mbane (Saint-Louis, nord) appelle les citoyens à faire confiance à la justice, ‘’en toute circonstance’’, ont estimé mercredi les avocats de ladite coalition. Dans une déclaration rendue publique le même jour à Dakar, les avocats de la Coalition Benno Siggil Senegaal ont déclaré : ‘’Nous devons en toute circonstance faire confiance à la justice’’, car ‘’le juge a pour office fondamental de convaincre qu’il est la balance qui rétablit les équilibres. En cela, la Cour suprême a rempli son office’’. La Cour suprême a infirmé mardi une décision de la cour d’appel de Dakar déclarant la Coalition Sopi 2009 (mouvance présidentielle) victorieuse des dernières élections locales dans cette localité. La commission locale de recensement des votes avait donné Benno Siggil Senegaal gagnante dans la même localité, après la publication des résultats. La Coalition Benno Siggil Senegaal avait déposé un recours auprès de la plus haute juridiction du pays, après le jugement rendu par la cour d’appel. ‘’La décision (de la Cour suprême) rassure les Sénégalais et elle a en cela une vertu pédagogique à laquelle se ressourceront tous ceux qui avaient perdu confiance en notre justice, et met en garde tous ceux qui continuent à penser que les juges ne peuvent être que des instruments au service du pouvoir’’, indiquent les avocats dans le texte remis aux journalistes lors d’une conférence de presse. A l’occasion de cette rencontre avec les journalistes, les avocats de l’opposition, sous l’égide de Me Ciré Clédor Ly, ont invité ‘’les jeunes magistrats’’ à faire de leurs confrères siégeant à la Cour suprême ‘’une référence nouvelle’’. ‘’Par la décision ainsi tranchée de la Cour suprême, le pouvoir a arrêté le pouvoir. Le pouvoir judiciaire a arrêté le pouvoir exécutif dans ses escalades à Mbane’’, poursuivent les avocats. Mardi, Me Moustapha Mbaye, membre du collectif des avocats de Benno Siggil Senegaal, a expliqué que la cour d’appel s’est appuyée sur deux choses, à savoir ‘’le vote dans un bureau (de Mbane) avec des bulletins de Ziguinchor (sud) et des scènes de violence qui auraient dissuadé certains à ne pas voter’’, pour trancher cette affaire en faveur de la Coalition Sopi. ’’Ces deux faits ne sont pas prouvés’’, avait-il argué sur les ondes de la Radio futurs médias (RFM, privée). De plus, ‘’à supposer qu’ils étaient prouvés, ce n’était pas suffisant pour infirmer la décision de la commission de recensement (des votes)’’, parce que dans un cas comme dans l’autre, 65 et 70 pour cent des électeurs avaient voté, avait ajouté l’avocat de l’opposition. Source Aps
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Gouvernance climatique .
Les parlementaires d'Afrique de l'ouest s'engagent dans le combat.
Les parlementaires d’Afrique de l’ouest se rebiffent à Praia contre la prédominance des gouvernements.
Praia 3 août 2009- En matière de négociations internationales, les exécutifs conformément au droit sont les acteurs de premier plan même si la ratification des traités issus de celles ci est du ressort des parlements. Mais, dans ces processus de négociations, les parlements ne servent que de faire valoir, une fois que les exécutifs ont fini de réfléchir et de prendre des décisions. Une telle situation intrigue les parlementaires qui veulent être désormais associés en amont et en aval des processus de négociations. Ce débat a marqué la première journée de l’atelier sous régional sur « alliance des parlementaires et élus locaux au service de la gouvernance climatique dans les pays de la CEDEAO. » qui s’est ouvert ce Lundi à Praia sous la présidence effective du Président du Cap vert Pedro Pires.
Le prétexte de cette rebuffade des parlementaires a été le cours inaugural du professeur Serigne Diop, Médiateur de la république du Sénégal qui introduisait le thème « rôle de la diplomatie parlementaire dans les conférences internationales ». Même si le rôle de l’exécutif est prédominant lors des négociations internationales, comme le lui attribue la constitution, précise le professeur agrégé de droit, il n’en demeure pas moins qu’en cas d’engagement grave comme la déclaration de guerre, les parlementaires doivent donner l’autorisation. S’agissant des changements climatiques, le professeur Serigne Diop indiquera que comme dans toutes préoccupations qui concernent la communauté internationale, le problème est d’abord sociétal avant d’être technique, politique et financier, et puisque ce sont des problèmes de société, les parlementaires doivent être associés en tant que représentants du peuple. Ainsi a-t-il conclu « l’exécutif et le législatif doivent agir de concert dans les négociations internationales sinon nous aurons des expressions de souveraineté parallèle ». Les parlementaires qui ont pris la parole dans leur écrasante majorité se sont tous reconnus dans les arguments avancés par le conférencier pour déplorer ce rôle marginal dans lequel ils sont confinés lors des négociations internationales. Aussi ont-ils promis de faire face et de prendre leurs responsabilités. Passeront-ils aux actes face l’exécutif à quelques mois des négociations de Copenhague sur le climat , les prochains jours nous édifieront.
M.G