Gouvernance climatique .

Les parlementaires d'Afrique de l'ouest s'engagent dans le combat.

 Les parlementaires d’Afrique de l’ouest se rebiffent à Praia contre la prédominance des gouvernements.

Praia 3 août 2009- En  matière de négociations internationales, les exécutifs  conformément  au droit  sont les acteurs de  premier plan  même si  la ratification des traités issus de celles  ci est du ressort des parlements. Mais, dans ces processus de négociations, les parlements   ne servent que de faire valoir, une fois que les exécutifs ont fini de réfléchir et de prendre des décisions. Une telle situation  intrigue les parlementaires qui veulent être  désormais associés  en amont et en aval des processus de négociations. Ce débat a marqué la première journée  de l’atelier sous régional sur « alliance des parlementaires  et élus locaux  au service de la gouvernance climatique dans les pays de la CEDEAO. » qui s’est ouvert ce Lundi à Praia sous la présidence effective  du Président du Cap vert Pedro Pires.

Le prétexte de cette rebuffade des parlementaires a été le cours inaugural du professeur Serigne Diop, Médiateur de la république du Sénégal  qui introduisait le thème  « rôle de la diplomatie parlementaire  dans les conférences internationales ». Même si le rôle de l’exécutif  est prédominant   lors des négociations internationales,  comme le lui attribue la constitution, précise  le  professeur agrégé de droit, il n’en demeure pas moins  qu’en cas d’engagement grave comme la déclaration de guerre, les parlementaires doivent donner l’autorisation. S’agissant des changements climatiques,  le professeur  Serigne Diop  indiquera  que comme dans toutes préoccupations qui concernent la communauté internationale, le problème est d’abord sociétal avant d’être technique, politique et financier, et puisque ce sont des problèmes de société, les parlementaires  doivent être associés  en tant que représentants du peuple. Ainsi a-t-il conclu «  l’exécutif  et le législatif  doivent agir de concert dans les négociations internationales sinon nous aurons des  expressions de souveraineté parallèle ». Les  parlementaires  qui ont  pris la parole  dans leur écrasante  majorité se sont tous reconnus dans les arguments avancés par le conférencier  pour  déplorer ce rôle marginal dans lequel ils sont confinés lors des négociations internationales. Aussi ont-ils  promis de  faire face  et de prendre leurs responsabilités. Passeront-ils aux actes face l’exécutif à quelques mois des négociations de Copenhague sur le climat ,  les prochains jours nous édifieront.

M.G