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Casamance

Vendredi 14 Aout 2009 - 12:18:25

Un expert préconise une réponse transfrontalière pour faire face au VIH/Sida


- La réponse du VIH/Sida dans la région sud du pays, ne peut pas être uniquement centrée sur la Casamance, a indiqué le coordonnateur de Enda Santé, chargé du Programme de renforcement des réponses communautaires face au VIH/Sida, Daouda Diouf, estimant qu’elle doit plutôt être une réponse transfrontalière.

‘’C’est une réponse qui doit prendre en compte la dynamique de la mobilité transfrontalière, ajouté au fait que les structures de santé et leurs offres sont partagées entre les Sénégalais et les personnes des pays voisins’’, a notamment dit M. Diouf.

Il s’exprimait ainsi jeudi, en marge d’une consultation régionale des organisations de la société civile sur l’accès universel à la prévention aux traitements, aux soins et soutien à l’initiative de l’équipe d’appui régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

M. Diouf souligne que son analyse part du constat que 25% des personnes vivant avec le VIH qui sont traitées à Ziguinchor, viennent de la Guinée-Bissau.

‘’Nous avons au Sénégal un plateau sanitaire technique d’un niveau appréciable. C’est le même qu’on retrouve à Ziguinchor et qui est beaucoup plus relevé que celui de Bissau qui est la capitale (de ce pays voisin)’’, relève-t-il.

Selon lui, à Cachau, une région de la Guinée frontalière de Ziguinchor, il n’y a pas possibilité de mettre les personnes sous traitement. La conséquence est que les PVVIH traversent naturellement la frontière pour aller se faire traiter à Ziguinchor, plutôt que d’aller à Bissau pour y suivre un traitement et perdre 3 ou 4 heures de temps.

Il explique cela par une mobilité transfrontalière, favorisée par la recherche de meilleurs soins, de soins de qualité que l’on retrouve plus au Sénégal, qu’ailleurs en Guinée-Bissau.

‘’Il s’y ajoute, précise-t-il, que nous avons une gratuité des traitements antirétroviraux, nous avons des médecins extrêmement qualifiés et il y a au Sénégal, des associations de PVVIH régulièrement constituées et actives’’.

Des éléments qui, pour lui, constituent une dynamique à intégrer dans la recherche de la réponse au VIH/Sida et au-delà, à considérer comme un facteur d’intégration sachant que ‘’quand on est malade, on va là où on pense trouver les meilleurs soins’’.

Source APS.

   
 

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